Évoluer en liberté avec son équidé, à pied ou à cru, ce n’est pas lui apprendre à cabrer sur commande ni sauter en cordelette et galoper les bras ouverts en bord de mer … Enfin, si, ça peut être ça si vous voulez. Cependant, c’est AVANT TOUT un apprentissage : celui de la présence et de l’écoute. Celui du lâcher-prise et du faire confiance (et pas juste à votre poney… mais aussi/ SURTOUT à vous !) Avec un cheval en liberté, le téléphone portable est en mode « ne pas déranger », on met de côté les « il faut que » comme les pensées parasites ! Pour laisser toute la place aux lien invisible qui se tisse entre vous, qui grandit et se renforce à chaque souffle que vous partagez…
Oui, mais : s’iel broute, se casse, ne me regarde pas, se gratte, ne fait pas ce que je veux… STOP ! Déjà, « ce que je veux » est un objectif ! Un objectif qui montre du doigt le besoin de faire et d’être en contrôle.
Et ça, c’est tout le contraire de la liberté.
Au commencement de tout cela, de cette connexion, il y a un apprentissage. Et ça commence par… le calme, le retour à soi et l’écoute. Sans autre intention que ça…

… Cette présence où chacun.e de vous a la possibilité de sentir, percevoir, toucher la présence de l’autre. Cette présence où l’on prend conscience qu’il n’y a pas forcément besoin de contact pour être en lien. Juste de respirer et d’être en paix. En pleine liberté d’être.
Le reste vient APRES.
Une fois qu’on se sent en sécurité avec l’autre (et je parle bien sûr d’une sécurité réciproque), une fois qu’on est rassuré.e, en tant qu’humain.e, sur la réalité de ce dialogue cœur à cœur. Alors, la cordelette, le galop à cru sur la plage, le cabrer, les voltes, demi-voltes en liberté deviennent l’expression ponctuelle et consentie d’une connexion bien plus puissante et bien plus profonde.
Ce n’est pas quand on enlève le mors que la vérité apparaît, mais quand on cesse de s’agiter, quand on accepte d’être au lieu de faire…

