KINTSUGI EQUIN

Il y a les chevaux invisibles.

Les chevaux qu’on oublie. Des chevaux résignés à subir ce qui leur sert de vie, ce qui leur reste à vivre. Parce qu’ils ont été utiles un jour et ne le sont plus. Parce que leur personnalité a été broyée par un monde d’humain.e.s.

Des chevaux qui deviennent transparents, à force de ne plus exister.

Logo stylisé d'une tête de cheval, avec des lignes orange et turquoise.

Il y a les chevaux rebelles.

Les chevaux qui ont dit « non » de toutes leurs forces. Qui ont appris que la seule manière d’être entendus était  de hurler – à leur manière (ruades, agressivité, etc.). Les chevaux que l’on a frappés pour les remettre à leur place et que seule résilience maintient en vie.

Des chevaux compliqués, des chevaux dangereux. Des chevaux dont on finit souvent par s’en débarrasser.

Logo stylisé d'une tête de cheval, avec des lignes orange et turquoise.

Il y a les chevaux qui ne comprennent pas. Parce qu’on ne leur a rien expliqué. Parce qu’on les a brutalisés au lieu de les éduiquer, parce qu’on les a cravachés au lieu de les écouter, parce qu’on leur a imposé un monde sans jamais leur en montrer les clefs.

Des chevaux traumatisés comme des gamins qu’on a jeté sans bouée dans le grand bain pour leur apprendre à nager. Des chevaux qui paniquent. Des chevaux en hypervigilance, toujours dans le contrôle, jusqu’à la douleur physique.  

Logo stylisé d'une tête de cheval, avec des lignes orange et turquoise.

Tous ces équidés, quand on croise leur route, la première chose à faire est de créer un espace où iels pourront enfin respirer. Retrouver la dignité qu’on leur a volée. Se libérer de leur colère et de leur peur. S’ancrer dans le monde, dans la vie. Rassembler tous les morceaux épars de leur être et se reconstruire.

Cela peut prendre du temps.

Des semaines. Des mois. Des années, parfois.

Notre rôle, à nous qui croisons le chemin de ces équidés, que nous devenions leur gardien.ne ou que nous soyons de passage dans leur vie (DP, cavalier.e ponctuel.le, professionnel.le…), c’est de respecter leur intégrité et de les apaiser. C’est de leur donner la possibilité d’exprimer leurs besoins et en tenir compte. Un cheval qui ne souhaite pas de contact avec son humain.e n’est pas ingrat : il a besoin d’espace, il a besoin de décider par lui-même du moment où il y aura un contact. Un cheval qui ne sait pas lâcher-prise aura peut-être besoin qu’on l’aide, à son rythme, à souffler sans tomber en miettes. Un cheval dont on a brisé la personnalité aura avant tout besoin qu’on lui rende sa dignité, pas qu’on le regarde avec pitié (ni qu’on le surcouve… )

Un cheval qui ne comprend pas le monde des humains et le fuit aura besoin qu’on lui explique comment ça fonctionne. Et qu’on lui dise que ce n’est pas grâce si ça lui fait peur. Qu’on est là pour lui donner un cadre, le temps qu’il prenne confiance en lui.

Logo stylisé d'une tête de cheval, avec des lignes orange et turquoise.

Comportementaliste équine certifiée, je vous donne les clefs qui vous permettront de construire une relation de confiance avec votre équidé et vous accompagne sur le chemin de l’autonomie, dans le respect de la personnalité de chacun.e.     

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Auteur/autrice : Charlotte Bousquet

Comportementaliste équine certifiée (Equitalliance) Autrice et scénariste Communicatrice animalière

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